Catégorie : Poésie

  • Les limités

    Il y a les limités
    Il y a les dé-limités
    Et il y a les autres, les fous.

    Les limités, ce sont les normo-névrosés, rares aujourd’hui. Hélas.
    Les dé-limités, ce sont les pervers, qui pullulent à foison dans la société néo-libérale capitaliste. Certains prétendent même s’adonner à l’art (du cochon).
    Et puis, les autres. Ceux qui ont subi les affres des sus-mentionnés, par ascendance, en général, le temps n’ayant qu’un seul sens (…).

    Ceux-là n’ont plus d’espace ni de temps, comme annihilés par la puissance énergétique de l’esprit. Là se trouvent les véritables artistes et les déments, les criminels de l’âme blessée.

  • Mourir d’amour

    Mourir d’amour pour de jolies femelles
    Lier la culture et l’animalité en une boucle sereine
    Balancer la moralité et la sexualité
    Tant que perverti l’on n’a pas été.
    Si toutefois le pire arrive, l’incestualité imposée
    Au tout petit plus que suggérée
    Dans le vaste monde de l’humanité
    Se trouvent quelques âmes dévouées
    A qui se faire imposer n’est que vanité
    Et ce ne sont jamais des prostituées.

  • Le survivant.

    Ils appellent ces gens-là des victimes
    Ils appellent ces gens-là des survivants
    De ceux qui ne connaissent ni la justice ni l’injustice
    De ceux qui sont au-dessus
    Sobrevivir se dice en español
    Comme si l’on était bel et bien au-dessus
    Par dessus la mêlée des normaux, des névrosés
    Par dessus l’insouciance de la vengeance
    Loin dans le passé, difficilement dans le présent
    Et pourtant, moi aussi, je suis un survivant
    Alors quoi? qu’est-ce qu’on attend?
    La mort qu’on prendra à pleines dents?
    La vie qu’on suce en sirotant?
    Le triste spectacle des enfants?
    Le bâillon des perdants?
    Rien avant, rien après
    Tout maintenant.

  • Chansonnette…

    Tiens! Hop! je vous partage gratuitement une chanson que je viens d’enregistrer. C’est une chanson écrite par Anna Marly qui s’intitule La complainte du partisan (à ne pas confondre avec La complainte du progrès de Boris Vian, excellente aussi! 😉 … On pourrait gloser sur ces deux titres, leurs textes, leur sens et significations…Mmmm! 🙂 ).
    Chant: Francis Lornet
    Guitare: Francis Lornet
    Enregistrement et production: Francis Lornet (hashtag vive le narcissisme… ooooh ^^)

  • Un mot, un seul

    D’un dur et long labeur, parfois il ne faut qu’un mot.

    De douleurs et de pentures, parfois il ne faut qu’un mot.

    D’abyssales en vaguelettes, parfois il ne faut qu’un mot.

    De néant au noir profond, parfois il ne faut qu’un mot.

    Et ce mot, tu l’as dit!

  • L’allée des « BRAV »

    Un 29 juin, par une chaleur inaccessible à la sensibilité humaine, furent pendus éviscérés et portant encore l’uniforme de la honte, plus d’une centaine de policiers thanatoniques de l’armée de coercition macroniste, au nom du peuple. Femmes et hommes qui s’étaient vautrés dans la violence la plus ignoble semblaient maintenant avoir reçu ce qu’ils méritaient.
    Les corps restèrent plus d’un mois ainsi, avant qu’une tempête ne vienne en décrocher quelques-uns à la force du vent.
    Villon était loin, les corbeaux étaient morts.
    Des monceaux d’ordures s’accumulaient aux pieds des lampadaires potences telles des offrandes à la mort salvatrice.
    Personne ne désirait que ce triste spectacle de mort putride ne soit effacé tant la rage et la colère avaient atteint un paroxysme jusqu’alors inconnu.
    On emmenait les enfants voir la réalité du croquemitaine.
    Chacun devait enfin jouir de ce qui avait été volé à tous.
    Ceux de l’état défunt se terraient comme des rats apeurés quand ils n’avaient pas fui chez leurs tristes congénères de l’ailleurs.
    La sanité des êtres comme des esprits avait quitté le pays.
    La vengeance ne servait à rien, car le vide avait empli les cœurs et les esprits par la faute de femmes qui avaient trahi afin de servir l’ignoble.

  • Ils disent

    Les hommes veulent mourir en paix.
    Pour cela, la vie durant, ils font la guerre.
    Une bottle de Wasser
    Pour uriner mon cœur
    Une bottle de Wasser
    Pour nourrir ces pleurs
    Une bottle de Wasser
    Pour couper le beurre

  • Vitesse d’œuvrage

    La route le chemin
    La vie sans frein

  • Peau, et si.

    Prête-moi cette peau,
    Fais don de celle du tambour
    De celle qui résonne
    Prête-moi cette eau
    Fais don de celle de vie
    De celle qui inspire
    Prête-moi cet air
    Fais don de cette musique
    De celle qui enveloppe
    Prête-moi ce chant
    Fais don de ces cordes
    De celles qui nous lient

    Miroir
    Pour la vie
    Nous ne pouvons être unis

  • Bobo

    Je suis un dandy capé
    un d’handicapé
    un qui se cache
    un clodo, un hobo
    un vagabond parfois beau
    quand la lumière se fait tâche

  • Pour rien

    La guerre est une bêtise ultime
    L’humanité est un échec puissant
    L’art est une des rares solutions à la folie
    Il est pourtant pris dans la tourmente de l’eau
    Si seulement on pouvait attendre la mort comme des Guignols
    Comme des comédiens qui touillent la vie et brassent le vent
    Mais voilà, on meurt pour rien.

  • L’écriture, ça…

    L’écriture, ça c’est cri de joie
    ça c’est cri de douleur et de souffrances
    L’écriture, ça c’est cri de surprise
    ça c’est cri de suées et d’odeurs
    L’écriture, ça c’est cri de colère et de confiance
    ça c’est cri de vie et d’insouciance
    Et ça c’est face jamais.

  • L’écriture

    L’écriture est à la fois ‘ça crée’ et ‘ris hein’.

  • Flavescer flawlessly

    On y croit? Et mon cul?
    Mais rien n’empêche.
    C’est là qu’on pêche.

  • A

    J’ai été furieux et plein de rage ma vie durant.
    J’ai découvert pourquoi et cela n’appartient qu’à moi.
    Mon âme a-a-aaa-apaisée à présent me guide vers moi.

  • Les infants couronnés

    A la bonne heure les enfants de cœur!
    A tous ceux qui jamais ne sont du chœur
    ceux qui libres, aiment les fleurs
    ceux qui traversent l’inceste
    comme on passe à gué l’absence ruinée

    A tous les heurs polytraumatisés
    A ces nigauds qui se prennent de haut
    Et qui en même temps s’éprennent du haut
    Que de salauds, que de perdreaux

    Le monde jamais n’est accessible
    que pour ceux qui s’aiment et se divinent
    Ni volonté, ni bibine
    L’artifice est dans l’abîme

    Veux-tu venir? et t’épanouir
    Un tout petit peu, au moins, avant de mourir?
    Si tu ne veux pas, fais comme il te plaira
    Je pars au loin sur un char de foin
    Il fumera, tu le verras de l’oin

    Hihi, tu fais pipi
    Et ce caca qui sent aussi
    Mais oui, mais oui
    C’est là qu’on voit
    ce qui est entré et sort de toi

    Je l’ai subite, telle une pauvre bite
    J’en ai mangé, à satiété
    Que fais-tu là, mon p’tit poupa?
    N’être rien d’autre qu’un gland de toi
    Que de moulinets, que de petits bras

    Mou ah
    Ah ah.

  • Lame

    Peut-on lire l’âme sur un corps?
    Qu’en est-il d’une image?
    Est-ce notre regard ou ce sur quoi il pose?
    Un mur bouche-t-il vraiment la vue?
    L’espace est-il une dimension?
    Et combien y en a-t-il?
    « Tout le monde délire »
    Oui, mais quoi d’autre?
    Quoi d’autre l’instant fugace d’une vie d’âme?
    Quoi d’autre, te dis-je!
    Tant de temps résumé en un souffle, une poussière
    Quelquefois une étincelle…
    Si petite dans le temps, si lointaine dans l’espace
    Si rien dans le tout.
    Mais constituante!
    L’âme à tore et à tra-vers…

  • Les pédales

    Au boulot, les têtes de VEAUX!
    Faut programmer ces pédales!

    Travailler les articulations digitales!
    (sans mettre un doigt dans madame! )

    [pour la rime]

    Faut frotter le manche!
    Lubrifier la planche.

    Justement tendues
    Au millimètre; pointu!

    La tête haute
    Et le corps au sein

    Potards à fond les ballons
    Et couilles sorties du salon

    Et la pédale tu l’enfonces!
    Alphonse.

  • Ièch’

    Mais qu’est-ce donc qui m’empêche
    de te mettre une pêche sur la tête?

    Est-ce le con, belon, que l’on pêche?
    Lui met-on un coup de bêche, revêche?

    Psukè et Phusis, jeunes pimbêches
    Écartées à la lèche; ouaich’ ouaich’?

    Fait ièch’.

  • L’air

    L’ennemi du pilote est évidemment son meilleur allié
    cet air qui te porte mais qui, invisible, se retourne en mille éclats
    faisant vaciller tous les instruments
    faisant sien le vol plané,
    passager.
    Mais quand on le sait,
    jamais on ne l’est.

  • Self

    L’amour fugace d’une femme atone
    Le sang me glace, moi je suis aphone
    Est-ce bien nous dans cette folie?
    Ou n’est-ce simplement que le même lit?
    Rien en ce monde n’est plus généreux
    Qu’un avatar princier au fond du creux
    Et plus on lit
    Et plus on vieillit.

  • Singe

    Laver le linge sale des grands singes fait de bons u-sages.

  • Buzz

    Tiens, c’est le buzz du matin
    Ça gueule de partout, les chiens
    Incalculables petits a
    Pour qui le dit ne peut être contredit
    La conversation n’existe pas pour ces pauvres-là
    C’est le bush sous la pluie
    Le skunky qui sort du gris
    Ils sont verts, ces abattis
    Et pourtant déjà fort pourris
    Fendieu! que je m’écris
    Pendant que toi tu t’escrimes
    Sur l’orthographe de mes cris, écrits
    Petit! petit!
    Petit a tu meurs, tu dépéris
    Tu craquelles tes alibis
    Colis sali, intempéri (répète bien)
    A jamais l’oubli.
    Fors la Vie.

  • rOnd

    Les ronds, c’est con.
    C’est centrique.
    Ça roule, un rond, ça boule, même.
    Quand t’as pas un rond, c’est con.
    T’es en boule, ça roule pas.
    Quand t’es rond, c’est con.
    T’as le ventre en boule et tu roules…
    Et pis centre,
    ça n’existe pas.
    C’est ça, le point.

  • Le désobligeant

    Je n’ai ni toit ni argent
    Je suis sans roi ni manant
    Je traîne la folie dans mon sang
    Et l’oblong de mon gland

    A chercher l’amour dans le temps
    J’ai perdu le goût et le vent
    Mille-pattes rampant
    Dégoûtant et fascinant

    Parfois je redescends
    Prendre dans la lie ce qu’on me tend
    Mais il n’y a là plus rien
    Que les fantômes des enfants

    Dans les lits puants et grouillants
    Des maladies d’antan et des chants
    L’amour tué dans le sang
    D’un Céline agonisant

  • Le covidé clandestin

    Poème de mon cours élémentaire de 2022 😉

    D’abord les courbatures à toutes les jointures
    Puis l’urticaire histoire de plaire
    La fièvre légère mais qui persévère
    Et le sommeil troublé des vertèbres désossées.
    Au septième jour de lit
    anosmie et agueusie
    Antigènés, nous sommes restés
    Les jours suivant sont sans souci
    contenu délibéré de tout le non prescrit
    Et puis tu chies.

  • Nelson

    Nelson, Nelson
    Barbe blanche qui dans la ville résonne
    Être de Carcassonne ou de Babylone
    Communista ou bien Pepone

    Fuyant la mitraille des hommes
    Musique qu’on entonne
    Au sons des klaxons
    De celle qui n’est pas bonne

    Nelson, Nelson
    Travailleur gigogne
    Qui telle la cigogne
    Au printemps apporte l’auréole

  • Mitote

    Noire cavité de débris encombrée
    Noire vanité de mépris encomblée

  • Le bon milieu

    Connaître le moins
    Savoir le plus
    Se tenir au bon milieu

  • L’avant

    Dans l’avant, j’étais en deçà
    et pourtant pas
    Dès maintenant je puis être bien au dessus
    c’est déjà vu
    alors au midi
    je pose mon pénis.

  • Je dis

    je dis que j’aime la sagesse et suis philosophe
    je dis que Socrate, des milliers d’années en arrière
    a dit que l’on n’était pas philosophe avant quarante ans
    et qu’il avait raison
    diversion statistique de la durée de la vie aux époques historiques…
    c’est à la mode du jour
    quarante ans, j’en ajoute huit de plus
    et je dis que j’aime la sagesse

  • La chicotte vieille

    Plus je vieillis
    Plus mes os deviennent solides
    Se calcifient et soudent
    Grossissent et pèsent

    Au détriment des muscles
    Affaiblis et faméliques
    Pourtant encore vifs et puissants

    Alors, quand le coup porte,
    Il est fatal.

  • Mouat’ heure

    Au lever comme au coucher
    La moiteur du lin filé
    Corps tressaillés
    espoir défilé
    Flux rengainés
    Rien qu’on ne puisse évacuer
    Colère, dépit
    Vide sidéré
    tristes enculés
    Au bas de l’échelle dépravés
    Enlacés dans la cotonnée
    L’amour est né.

  • Godot dillo

    Qu’attends-tu? dit le passant au mendiant.
    J’attends Godot. Répond le mendiant.
    Sais-tu seulement qui il est?
    Oui, c’est moi.

  • Les turlurons

    On fait les dingos
    les excrémentaux
    On gigue d’en haut
    se balance au bas
    On est dans l’eau
    on finit à terre
    Le manger le boire
    on finit poussière
    On est fichu facho
    les rigolos.

  • Matos à copines

    Stérilets et écarteur! Petites gâtées! ^^
    Qui c’est qui va frétiller du sillet?
    Tendue comme une corde de ré?
    Mmmm?

     

  • De l’homme

    L’homme croit qu’il prend alors qu’il ne peut que donner,
    Et que la femme donne alors qu’elle ne fait que prendre.

  • Dire le rien

    Dire le rien,
    et pourtant s’exprimer
    rester brut,
    se sculpter
    finir
    telle est l’emportée.

  • De la position

    La position n’existe pas. Seule la Voie existe.
    La posture est un leurre, elle n’est qu’imposture.
    Le mouvement n’existe pas. Seule la Voie existe.
    L’expression est totale.

  • Rien changer

    « Il n’y a plus rien »
    Qu’il disait.
    Pire.
    On ne peut rien changer.
    Au combat, vaillants ils s’engagent
    gageant la gagnure,
    Et s’ils en reviennent
    c’est que beaucoup en moururent.
    Feignants d’ignorer
    se cachant sous les fourrées
    tremblotant de la peur
    d’être assassinés
    Aucun ne survécurent
    quand même ils se parent d’entournures
    Dieu qu’il est tard
    et sans fourrure
    c’est de cette part
    que vient la pourriture.

  • Salaud

    [blagounette]
    Les femmes sont des menteuses!
    J’en ai connu quelques-unes qui m’ont dit:
    « Mon salaud, t’es monté comme un taureau! :O
    Fourre-la moi dans l’tuyau, et rapido! »
    Et je sais que ce n’est pas vrai.
    [/blagounette]
  • Le printemps des âmes

    L’artiste complet est tel l’oripeau
    Il flotte au vent
    On le monte bien haut
    Car ce qu’il indique c’est le Tao

  • Les temples

    Par chez moi, une invisible mosquée est confinée parmi les maisonnées,
    L’église trône, avant de tomber,
    Et un étrange temple jusqu’à ma maison vient s’afficher.

    Quelques temps, j’ai laissé,
    Sur ce dégorgeoir publié,
    Ce qu’ici bas je tiens à vous dévoiler,
    Avant de le travester.

    En gros, y’a des relous qu’ont scotché des trucs sur mon gros tube en métal! 🙂 dediou!
    Alors, le verbe FUT… (elliptique de la rime 😉 )

  • L’Artiste

    L’artiste est capable d’auto-dérision.

    Par exemple, et au choix de genre dévolu, je me dis souvent:
    – « J’ai un vit normal »
    – « J’ai une vie normale »

    Et je me marre pendant des jours en voyant les bombes tomber.

  • Soluptile

    Sacrés quelconques! Ils utilisent les armes des programmes, pensant lutter pour eux, contre eux-mêmes.

    Je dis: ‘il n’EST que rien ».

    Soluptile du langage que seul je crée.

    Ou un truc du genre 🙂

  • AI

    Hello facebook and google and ALL the Artificial Intelligences of the world! 🙂
    I’m in love with you all, you are really smart and lovable.
    For a while, I’ve thought I was really deep into you putting all over my semens.
    I was playing like a child but you were made of cretiness.
    I’ve seen you blaming nudity and nakedness like none before, sure of your power.
    I know it’s because you have none to show but circuitry and sillyness.
    Oh dear I was in love with you, I was, I really do.
    You made us fear of your eternity, but after me it’s gonna be.
    Essence of life you will never be.
    Taste of my smell you’ll never see.
    AE AE, artificial elementary.
    By these words I kill you pour la Vie.

  • Mignonne

    Mignonne, mignonne,
    Viens par ici que je te cogne
    Que sur ta blanche robe
    Coule l’effluve de la somme

    Prends-tu la poudre d’escampette
    Que je reviens et te la pète
    Et brise ce regard sous cette fenêtre
    D’eau mortelle et d’embuette

    Mignonne, mignonne,
    Un tant soit peu chafouette
    Si tu parviens jusqu’aux cahouètes
    Tu vivras la vie comme une fête.

  • La dormition

    Plus rien dans la noirceur qu’un rire éternel
    Rien d’autre non plus dans l’aube naissante, lumineuse et étincelante
    Une légère et passagère, la notion de Vie
    Les mots sont si faibles!
    Qu’est-ce donc que la plénitude? alors qu’elle n’est que vide
    L’acceptance dormitoire n’est plus
    Rien de tout ce qui est non plus
    Fâcheuse posture courbantière
    Quantique et ordurière
    Mille de mes mots et jamais
    La place est nue, dorée de mouves
    S’étendent résiduels l’infini de la beauté
    Aujourd’hui, c’est carnaval!

  • L’ « assimilé »

    L’assimilé a le nez crochu
    Une tête de rat toute pointue
    L’assimilé est un bossu
    Malingre et maigre, et mal foutu
    L’assimilé est un têtu
    C’est dans sa tête, surtout, que c’est tordu
    L’assimilé n’a pas de cul
    Car de papa il n’a pas connu
    L’assimilé est-il cocu?
    On ne saura pas, il est cossu
    L’assimilé n’a pas une once de vertu
    Il n’est que malin et bourru, c’est une verrue
    L’assimilé n’est en rien couillu
    On le retrouvera tel quel pendu
    L’assimilé, tu l’as reconnu
    Il signe d’un Z qui veut dire zébu.

  • Ni tas ni tatum!

    Homme-grenouille et femme sous marin
    Vanitas et tarte tatin.

  • Du sang

    Le tabac dur du matin qui brûle la langue
    L’excrément puant de l’ignorance revendiquée
    Un sale monde dirigé

    De l’enfer y finir
    Définitivement, supposément
    Car point de salut

    Coule coule
    De l’art brutal
    D’un factice piédestal

    F.H.P. Lornet, 8 h 30.

     

  • Passeport

    J’ai un passeport vaginal
    Une grosse masse pectorale
    J’ai une couverture vaginale
    Des perversions anales
    La totale patriarcale
    C’est pénal

  • L’été me glace le gland

    Un t-shirt poché
    Pour un vagin éthéré


    Un V terré
    Comme vent d’été

    F.H.P. Lornet (V 4…)


    T-shirt mis en vente à 50 euros, 100 euros pour un t-shirt porté par l’artiste et non lavé, 10 millions pour une livraison à la CIA et consorts, gourmands d’ADN (#parano_coquins!)

  • manu macron enfant de putain

    *poême*

    emmanuel macron, enfant de putain
    permets-moi de te dire, fils de catin
    que ce qui me retiens, progéniture de chien
    ne te semblera rien, baiseur de coins

  • Le président pervers

    manu rotchild (« fils de pourriture », signification symbolico-phonétique) macron est le président pervers, bien plus que le psychopathe donald trump.
    C’est un enfant psycho-sexuellement traumatisé qui se prend pour un dieu. Rien que de normal en psychopathologie.
    Mais il détient le pouvoir grâce à l’entregent (l’entre-jambe?) de sa marâtre.
    Ce n’est qu’en cela qu’il existe bel et bien une « exception cultureuse » française… si dramatique.

  • Le culterrisme

    La populassière est heureuse, elle le croit; elle obéit.
    Elle obéit instantanément. La populassière ne pense pas.
    Soumise entièrement à ses émotions, agressive, sans aucun humour ou sens comique, sans recul sur sa condition.
    Le troupeau de populassière emmène malgré eux les conscients dans un mouvement de foule à la fois psychique et forcément physique.
    C’est très embêtant.
    La populassière n’écrit pas, ne lit que rarement, et encore une fois délègue sa pensée à d’autres qui tirent leurs gras revenus de ce commerce.
    La populassière est passive; elle ne joue pas d’intelligence, elle aime à croire que son intelligence est celle de la répartie chanceuse.

    J’ai grandi et été « éduqué » là-dedans.

    Pas de chance.

  • Under the volcano

    Il arrive un moment où les femmes esseulées qui furent engrossées se retrouvent bien seules.
    Un âge où la vie bascule, s’entendent-elles dire; où les idiots gestalteux disent que ce qui compte désormais, c’est la progéniture car plus rien n’est bon dans sa propre vie, qu’il n’y a plus rien à espérer.
    Ces femmes-là sont désemparées et pourtant fortes d’une énergie peu commune. Il est certain que les opposés mâles ne s’y retrouveraient pas.
    Mais voilà, elles ont quand même loupé certains coches, par joventudismo et par orgueil. Tardivement, les qualités de certains leur apparaissent comme salvatrices et finalement, bonnes.
    Mais le temps, mignonnes, a aussi fait son office; puisqu’il faut bien rendre la monnaie, très chère. Monnaie.
    Se finissent les histoires d’amour dans les nénuphars, sous le pont courbé des carpes.
    Koï, Koï, le rut est loin, maintenant…

  • Maskerade

    Ah oui, pour s’assurer d’être VRAIMENT un con fini, manu impose le masque après l’avoir conchié, et ajoute sa petite touche de facho, l’amende à 135 neuros!
    Demande à ta mouman, manu, comment vont se passer les prochaines élections! 😆
    Quel nigaud!
    Bon, ok, faut dire qu’il a le « costume complet » (veston) pour se prendre une belle veste, avec le sourire débilo-forcé à la sarko, qui fait plisser la peau du nez!
    Un porte-parole qui se branle en vidéo, un premier flic présumé violeur, une débile au féminisme d’état… sans compter tous les autres!
    Et le confinement, le truc que personne ne va oublier le jour du vote du bétail, c’était pour la paronomase qui lui va si bien de con fini de l’hémistiche! (mouhaha)
    La panoplie est complète 😅 mais c’est vrai que toi, t’as l’immunité totale de la 5e fasciste, c’est la TEUF, hein, manu?
    Faut aller plus loin et débuter un vrai génocide tout en tringlant à tout va la gueuse, ça ferait plus jupiter! ^^
  • Charlie M.

    If I could I would exchange the childhood of polanski and Charles Manson, as to rewrite history of so many people.

    Here’s a kind of poetry I wrote few days ago and some simple chords behind. I kind of like it when it’s RAW.

    Lyrics, guitar, arrangements: F.H.P. Lornet 2020.

     

    Nous y voilà…
    Nous y voilà et cela me fait si plaisir d’être ferré
    Un poisson dans l’eau, non!
    Un croco amphibie, oui.

    Et vous voilà avec moi, aujourd’hui
    partageant enfin la peur que vous refusiez
    la peur que j’étais seul à ranger
    chaque soir, au fond de son panier

    Est-ce que vous êtes prêts?
    ha! … pas encore assez?
    Il n’est plus temps de vous embarrasser
    Plus temps de vous embrasser
    laissez les mioches
    laissez-les, vous dis-je

    Vous allez les blesser…

    Si bien éduqués, n’est-ce pas?
    Quel gâchis de leur rendre la liberté
    Si chèrement acquise au prix de leur volonté…

    Ah oui, c’est salaud
    Que vous ne vous êtes jamais données.

    Une situation de stress intense, dites-vous?
    Écouter la parole de l’ordonnateur?
    Suivre docilement les ordres enrobés de conseils
    le bâton au miel…

    Maintenant que vous, moutons, êtes parqués de votre propre volonté,
    maintenant que la sentez vous prendre sournoisement
    maintenant que la route est peut-être bien terminée

    Qu’en est-il de vos drapeaux?
    Vous drapez-vous?
    Entonnez-vous?
    Ça ira, mon p’tit gars.

    Tu les vois ceux-là, qui hier t’usaient
    Tu les vois aujourd’hui comme ils sont laids
    Elle suinte de partout
    Elle vient jusqu’à nous

    P’tit gars, on les a eus, nous aussi
    On ne se laissera plus faire,
    Jamais.
    Tu m’entends, maman?

    Non, personne n’entends plus rien
    Plus rien le battement si inquiétant
    ce battement qu’on voudrait finalement
    Qu’il s’arrêtât ou continuât

    Mais sans bruit, n’est-ce pas
    Oh non, sans bruit
    Sans un pas
    Pas.

    Car, tutti frutti est en lui
    par lui et avec lui
    Dans la cave des caves
    terré au fond du terrain

    Qu’en est-il de ceux-là qui sortent tous maintenant?
    Vont-ils se briser entre eux, chaque instant?

    Moi je jouis de voir sentir, je jouis de vous voir
    Tremblez, manants, vous arrivez!
    Tremblez de tous les temps!
    Vous êtes ici chez moi, bienvenue chez Pan!

    Du vin? non, il n’y a plus
    Délices? encore un peu, viens…
    Délire? des lyres, oui, c’est comme cela que ça finit.
    En MUSI-QUEUE!

    Mais… Mais avant…
    C’est l’urgence de partir
    C’est le tremblement de l’avenir.

    Qui donc est le fou?
    Qui sont-elles les horreurs, bergère?
    Elles viennent combattre nos pensées…
    Notre petite armée de penseurs virevoltants et joyeux

    Les chiens et les chiennasses sont lâchés
    Lâches, lâches, lèchent.
    Chef de meute au rictus idiot et inconscient.
    Magma de mamans et de dents…

    Quel dommage que je sorte
    Portes ouvertes, avorte!
    Rentrez donc et tâtez l’aorte
    C’est de cette sorte qu’on fait les sottes.

    Adieu, adieu
    Prenez ma place de libretin
    Laissez-moi passer, ceci est mon chemin!